Actualités Inpes
L'évaluation en santé publique
08-12-2011
Afin de conforter son rôle dans le champ de la prévention, de la promotion et de l’éducation pour la santé, l’Inpes encourage une culture de données probantes, fonde sa stratégie sur des analyses scientifiques et prévoit l’évaluation de ses actions. L’Institut suit un protocole garantissant la qualité de ses interventions. Les principes qui fondent l’action de l’Institut ont ainsi été formalisés dans son projet d’établissement 2010-2012 (pdf, 626 Ko):
- analyse des besoins en amont, en distinguant les acteurs relais des bénéficiaires ;
- stratégies adossées à des analyses scientifiques (avis d’experts, revues de littérature, études et enquêtes évaluatives, quantitatives et qualitatives)
- mobilisation des compétences et de différents moyens d’interventions (supports d’information, partenariats, formations, campagnes, outils, référentiels, webs, téléphonie santé, diffusion, subventions, etc.) ;
- systématisation des évaluations a posteriori pour les actions majeures de l’Institut (utilisation des outils et supports de l’Institut, effets produits).
L’évaluation est devenue une pratique incontournable dans le champ de la santé publique. Évaluer est indispensable, possible mais exige de respecter un protocole d'une très grande rigueur. Quels que soient
- le type d’évaluation (essai randomisé, enquête de satisfaction, approche marketing comme le post-test, enquête quantitative et/ou qualitative, analyse du contexte ou de la qualité du déroulement d’une action)
- l’objet évalué (campagne, outil d’éducation pour la santé, formation de professionnels de santé, action de dépistage, intervention en milieu scolaire, coaching personnalisé à distance, etc.),
des informations sont collectées en vue de prendre une décision. L’évaluation sert en effet à choisir : poursuivre ou arrêter une action selon qu’elle se révèle acceptable, efficace ou efficiente, l’améliorer, développer certains axes d’intervention prometteurs, réviser une stratégie, etc.
Pour arriver à construire ce jugement, le processus d’évaluation se fait sur une certaine durée et se fonde sur une comparaison entre l’avant et l’après, un lieu (donc un contexte) de mise en pratique et un autre, la présence ou l’absence d’intervention, le projet versus un référentiel ou une norme préétablis (évaluation normative)... Chaque évaluation est donc singulière par son contenu (ou objet), ses objectifs, ses méthodes et les problèmes pratiques qu’elle pose.
À l’Inpes, c’est au sein du département Évaluation et Expérimentation (lien vers la sous-rubrique 3.1) de la direction des affaires scientifiques et à la direction de l'animation des territoires et des réseaux (lien vers la sous-rubrique 3.1) que se conçoivent et s’appliquent les politiques d’évaluation. En pratique, les évaluations sont réalisées selon diverses méthodes, choisies en fonction de la nature de la question posée. Il peut s’agir d’études de satisfaction (quel est le jugement des usagers sur tel service ?), d’études inspirées de la culture marketing pour évaluer les campagnes médiatiques (quelle proportion du public a-t-elle été touchée, ce public a-t-il compris la campagne, etc.) ou encore d’études sur la qualité du déroulement d’actions de prévention de proximité, en vue du renforcement du maillage local en région et de leur extension progressive sur l’ensemble du territoire. Ces évaluations, qui ont lieu principalement avant ou après la mise en œuvre d’une action, se font le plus souvent par le biais d’enquêtes quantitatives par quotas (rarement par tirage aléatoire) ou qualitatives (réunion de groupe et/ou d’entretiens individuels).