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Le déploiement des politiques de santé en région : comment faciliter la déclinaison de la politique nationale de santé sur tout le territoire ?
19-06-2012
L’Inpes a pour mission de développer la prévention, la promotion et l’éducation pour la santé sur l’ensemble du territoire. Cet objectif nécessite une collaboration forte et structurée avec le Secrétariat général des ministères chargés des affaires sociales (SGMAS) et la Direction générale de la santé (DGS). Elle s’est traduite par une convention-cadre nationale signée le 30 janvier 2012 (COP 2012-2014 -pdf, 1 mo-). Cet accord définit l’offre de services de l’Inpes destinée aux acteurs locaux afin de soutenir la déclinaison régionale de la politique nationale de santé. L’une des activités clé de l’Inpes est de soutenir les acteurs de terrain dans le champ de la prévention, la promotion et l’éducation pour la santé et de conclure et animer des partenariats avec eux.
Cet appui en région :
- prend différentes formes juridiques : accords-cadres, conventions pluriannuelles, subventions après appels à projets, etc.
- se traduit par des actions variées : formation des intervenants locaux (porteurs de projets en promotion, prévention et éducation pour la santé), conseils méthodologiques (sur les interventions), soutien à l’animation d’une « pédagothèque » (base de données nationale de près de 250 outils d’intervention en promotion de la santé décrits et évalués. En 2011, 24 pôles de compétences participent au « dispositif pédagothèque »), mise à disposition d’outils d’intervention (et formation à leur utilisation), d’outils d’auto-évaluation, de référentiels de compétences (en éducation pour la santé et en éducation thérapeutique. Voir La Santé de l’homme (pdf, 1,3Mo), n°416, novembre-décembre 2011 p.20-23), de référentiels de bonnes pratiques, de référentiels de critères de qualité, etc.
- implique l’Institut auprès de différents acteurs/structures implantés en région :
- les agences régionales de santé. L’Inpes se positionne en soutien aux ARS dans le champ de la prévention, de la promotion et de l’éducation pour la santé. Les modalités de son appui envers les ARS sont définies dans la convention-cadre nationale DGS/Inpes/SGMAS. Voir annexe 4 du COP 2012-2014 (pdf, 1Mo), pages 47 à 54.
- les pôles régionaux de compétences en éducation pour la santé et promotion de la santé. L’Inpes établit des « conventions pluriannuelles d’objectifs » avec les pôles. Il les subventionne, veille à leur développement et à la professionnalisation de leurs membres. Vingt-six visites en région, y compris dans les départements d’outre-mer et à Mayotte, ont été effectuées par l’Inpes avec les ARS afin d’apprécier la conformité des pôles au cahier des charges édicté par l’Inpes. Voir l’article « Visites de conformité des pôles de compétences », Équilibres n°78, janvier 2012.
- de « grands réseaux nationaux » qui ont une influence sur les stratégies de prévention et de promotion de la santé par leurs relais en région et parfois département, comme les grandes mutuelles, les associations nationales :
- la Fédération nationale d'éducation et de promotion de la santé (la Fnes est l’ancien réseau des comités d'éducation pour la santé, elle fédère les Instances régionales d’éducation et de promotion de la santé (Ireps). Voir « Quatre questions à René Demeulemeester, présidents de la Fnes », Équilibres n°79
- la Mutuelle générale de l’Éducation nationale (MGEN) à travers laquelle on peut atteindre les professeurs (article d’Équilibres n°64 -pdf, 301 Ko-, page 3)
- le réseau des instituts universitaires de formation des maîtres ES/PCA (pour la formation en éducation à la santé et prévention des conduites addictives) avec lequel l’Inpes a conçu l’outil Profedus destiné aux formateurs d’enseignants
- La Fédération nationale de la mutualité française (FNMF)
- l’Anpaa (Association nationale de prévention en alcoologie et addictologie, qui a des antennes en région), etc.
- des associations de malades, de consommateurs, des associations de lutte contre différentes pathologies
- pour le développement de l’activité physique (ex : Fondation du football)
- Agence pour l’éducation par le sport - Apels
- Des organismes de protection sociale
- la Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie (CNSA) avec laquelle l’Inpes travaille en faveur des handicapés déficients sensoriels. Voir le dossier « Promouvoir la santé des personnes en situation de handicap (pdf, 1,64 Mo) » de La Santé de l’homme n°412 p. 8-47
- la Caisse nationale d'assurance vieillesse des travailleurs salariés (Cnavts). Voir « La santé des aînées », Équilibres n°72 et le dossier « Les déterminants de la santé des ainés (pdf, 1,32 Mo) », La Santé de l’homme n°411, p. 11-42
- le RSI (régime social des indépendants)
- les décideurs et les professionnels des collectivités locales (voir la session « Agir avec les collectivités territoriales pour améliorer la qualité de vie des populations » des Journées de la prévention 2010) comme :
- l’Association nationale des villes pour le développement de la santé publique « Élus, Santé publique et Territoire » (ESPT)
- le réseau des villes santé OMS. Voir « La santé dans la ville » Équilibres n°69, p. 3 ; « Les villes au cœur de la santé des habitants (pdf, 149 Ko) », dossier de La Santé de l’homme n°409, p. 11-49)
- le réseau des Ateliers santé ville (ASV), mis en place en 2000, et sa « plateforme nationale de ressources » créée en 2011 avec le concours du secrétariat général du Comité interministériel des villes, de l’Acsé (Agence nationale pour la cohésion sociale et l’égalité des chances), de la DGS et du SGMAS (voir « Agir pour la santé dans les quartiers p(df, 149 Ko) » Équilibres n°69, p. 2 et « Le rôle et les missions des Ateliers santé ville », La Santé de l’homme n°414, p. 34-35)
- le Centre national de la fonction publique territoriale (CNFPT). Voir « L’Inpes et le CNFPT se mobilisent », Équilibres n°71
- les territoires d’outre-mer Polynésie française et Nouvelle-Calédonie.
- des institutions comme :
- la Direction générale de l'enseignement scolaire (Dgesco) du ministère de l’Éducation nationale et ses délégations régionales et départementales, relais vers tous les jeunes scolarisés (Par exemple diffusion à tous les collégiens du Guide nutrition pour les adolescents à chaque rentrée scolaire. Voir l’article « La santé à l’école », Équilibres n°77 sur le partenariat de l’Inpes avec la Dgesco et la MGEN
- l'École des hautes études en santé publique (EHESP), établissement public avec lequel l’Inpes a créé une chaire en promotion de la santé assurant une activité de formation et de recherche mais servant aussi d’interface entre le monde académique et les acteurs de terrain. Voir Équilibres n°67 (pdf, 189 Kop), page 2
- Les organismes professionnels : des sociétés savantes, des syndicats professionnels (médecins, pharmaciens), des équipes de recherche en promotion et éducation pour la santé, etc.
- différents professionnels : de l’éducation, du médico-social et associatif et de la santé implantés sur tout le territoire
Toutes ces structures et acteurs avec lesquels l’Inpes est amené à interagir sont autant de relais, de partenaires, de leviers pour décliner en région les politiques nationales de prévention.
À propos des campagnes de communication nationales
En toute logique, ces structures et acteurs doivent être prévenus en amont de toutes les campagnes nationales médiatiques de prévention planifiées par l’Inpes. C’est le cas pour les agences régionales de santé, pour lesquelles une plateforme collaborative extranet a été mise en place par l’Inpes pour partager ce type d’information. La convention signée avec les ARS comporte en effet un volet sur l’articulation entre les campagnes de communication nationales et le niveau régional. L’enjeu est de rapprocher la communication nationale de la réalité locale en donnant aux acteurs de terrain les moyens de se réapproprier les messages des campagnes. L’un des objectifs essentiels d’une campagne médiatique de l’Inpes est en effet de faire le lien entre la politique de santé publique et les actions de terrain. Cette fonction d’articulation est d’autant plus capitale qu’il est impensable de laisser les individus seuls face à la communication, sans soutien de terrain. Cet équilibre entre communication grand public et communications de proximité est d’autant plus essentiel quand il s’agit de toucher des publics tenus éloignés des campagnes médiatiques nationales par un fossé social et économique. Il est à noter que les campagnes présentent l'avantage de la visibilité, de l'immédiateté et de la relative facilité de mise en œuvre par rapport à des actions de terrain sur l'ensemble du territoire qui sont plus complexes à déployer. Mais si cette interpellation par les médias de masse nationaux renvoie à des communications ou actions locales comme elle le devrait, la campagne publicitaire peut avoir fonction de tremplin et être un facilitateur des actions de proximité, des communications interpersonnelles directes, potentiellement plus aptes à agir sur les comportements. La publicité fait gagner en notoriété et apporte donc sécurité et légitimité à l’action de terrain. En retour, l’action de terrain peut (sous réserve de moyens financiers suffisants) prolonger une campagne, par essence éphémère, en jouant sur la durée. La visibilité nationale est aussi essentielle quand elle lève des tabous (sur les préservatifs, le sida chez les homosexuels…) et dynamise le tissu local.
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