Rapport d'activité 2011
Actualités Inpes
L’Inpes en mode programme : comment l’Institut planifie-t-il ses activités ?
11-05-2012
L’Inpes est notamment chargé du volet « éducation pour la santé » des programmes nationaux de santé publique (pdf, 1,1 Mo) par la loi du 9 août 2004. Pour remplir ses missions, l’Institut planifie ses activités selon une programmation pluriannuelle, elle-même fondée sur des « diagnostics stratégiques ». Ces diagnostics identifient le contexte, les enjeux, les populations cibles et les déterminants de santé pour chaque programme de travail de l’Institut. Pour les établir, un important travail collectif, coordonné par la Direction des programmes mobilise l’expertise de tout l’Institut.
Les programmes de travail de l’Inpes, définis autour de thèmes de santé ou de populations particulières, sont en 2012 au nombre de onze : tabac, alcool, toxicomanies, nutrition, maladies chroniques, santé environnement, santé mentale, santé sexuelle, maladies infectieuses, enfants et jeunes, personnes âgées (programme « Vieillir en bonne santé »), avec des actions en direction des personnes handicapées et des personnes migrantes.
Ces treize programmes, planifiés sur trois ans, s’intègrent pour la plupart dans les plans nationaux de santé publique et répondent donc aux objectifs de santé publique définis par le ministère de la Santé. Ils ont pour objectif commun un meilleur contrôle par la population de son état de santé. La finalité de l’Institut telle qu’elle a été réaffirmée dans son projet d’établissement (pdf, 445 Ko) 2010-2012 est en effet de « donner à la population les moyens de protéger et d’améliorer sa santé par la promotion de comportements, d’habitudes de vie et d’environnements favorables ». Pour ce faire, la programmation actionne tous les moyens dont dispose l’Institut : études, recherche, communication, information, outils pour les professionnels de santé, de l’éducation et de l’éducation pour la santé, soutien aux actions de proximité dans le champ de l’éducation pour la santé ou de l’éducation du patient, formation de formateurs, partenariats multiples, évaluation, etc. La planification des actions se bâtit également en cohérence avec le contrat d’objectifs et de performance (pdf, 1 Mo) (COP 2011-2013) qui engage l’Inpes vis-à-vis de sa tutelle, la DGS (Direction générale de la santé) sur certains indicateurs de réussite. La première orientation stratégique de ce COP est de « définir les stratégies de prévention, de promotion et d’éducation à la santé les plus adaptés pour atteindre les objectifs de la politique nationale de santé », ce qui revient à construire des programmes ayant le meilleur impact possible sur la santé des Français compte tenu des missions et des capacités d’action de l’Institut.
L’élaboration du programme de travail de l’Inpes intègre aussi de manière transversale la lutte contre les inégalités sociales de santé et anticipe les problématiques émergentes comme le vieillissement de la population. Elle tient compte de différentes études de prospective :
- Enjeux de la politique nationale de santé publique 2011-2025 (pdf, 582 Ko) menée par la DGS (voir aussi le diaporama « L'élaboration de la politique nationale de santé 2011-2025 -pdf, 45,7 Ko- »)
- « Prospective santé 2030-Prévention 2010 (pdf, 490 Ko) » menée par l’Inpes sur demande du ministre de la Santé. Cette étude délivre des recommandations stratégiques dans le domaine de la prévention et de la promotion de la santé et s’adresse à toutes les organisations publiques de ce secteur qui souhaitent anticiper les évolutions de leur environnement et mieux planifier le développement de leurs ressources et leurs orientations stratégiques. Ce document est mis à jour et enrichi par des contributions d’experts internationaux. L’Inpes veille à en actualiser les données dont celles portant sur les déterminants de santé. Voir l’article d’Équilibres (pdf, 177 Ko), numéro 56, janvier 2010, page 2.
Ces différents « dispositifs » ou « cadres » (lois, plans et objectifs de santé publique ; COP, projet d’établissement et missions de l’Institut ; programmes d'actions communes (PAC) ou accords-cadres signés avec les partenaires, études de prospectives, lutte contre les inégalités sociales de santé, etc.) conditionnent donc la programmation de l’Institut. Ils donnent un ensemble d’objectifs ou d’actions incontournables, permettent de prendre en compte des enjeux de plus long terme, peuvent indiquer des priorités à l’intérieur des programmes.
Mais ils s’avèrent rarement suffisants pour hiérarchiser les programmes entre eux et déterminer quels sont ceux qui sont prioritaires. Reste en effet à évaluer plus finement les ressources à affecter à chacun, en termes de budget et de personnel. Depuis 2010, date de sa réorganisation interne et de la création d’une Direction des programmes (pdf,128 Ko) en remplacement de l’ancien Département de la programmation, l’Inpes élabore sa programmation pluriannuelle avec une méthode novatrice. Cette méthode, plus rigoureuse, améliore la cohérence des différents programmes - donc l’efficacité des actions qui en découlent - en se fondant sur l’ensemble des connaissances scientifiques disponibles (expertise interne et externe, données probantes nationales et internationales, etc.) sur les thèmes de travail de l’Institut. L’objectif est d’éviter l’émiettement des ressources, de maintenir une continuité des actions (le dernier plan de santé public ne doit pas chasser l’avant-dernier par son actualité…), de regrouper les interventions autour de « temps forts » récurrents (des rendez-vous avec les Français à des dates clés comme le 1er décembre, Journée mondiale de lutte contre le sida ; le 31 mai, Journée mondiale de lutte contre le tabac, le mois d’avril pour la Semaine européenne de la vaccination, etc.), d’ajuster les budgets et les effectifs affectés à chaque programme en fonction des priorités. La détermination de ces priorités est au cœur de la programmation, qui doit arbitrer entre les différents thèmes de santé, les hiérarchiser, identifier les populations cibles pour chaque thème, les déterminants de santé sur lesquels l’Inpes peut agir… Ceci pour proposer des orientations stratégiques partagées par l’ensemble de l’Institut, les tutelles et les partenaires, les décliner en objectifs spécifiques pour les trois années à venir, puis en en objectifs opérationnels annuels.