Actualités Inpes
Quatre questions à René Demeulemeester *
Vous avez été élu président de la Fédération nationale d’éducation et de promotion de la santé (FNES), le 22 novembre 2011 : qu’est-ce qui vous a conduit à ce poste ?
J’ai pris cette nouvelle fonction après sept années passées à l’Inpes en tant que coordinateur des programmes. Mon intérêt pour l’éducation et la promotion de la santé a marqué ma carrière, même si j’ai largement acquis et développé mon expérience dans les services de l’État. Accompagner la Fédération dans sa mutation, contribuer au développement des instances régionales d’éducation et de promotion de la santé (IREPS) fédérées par la FNES, œuvrer pour la réduction des inégalités de santé… ces défis ne pouvaient que m’interpeller. La Fédération a aujourd’hui une vraie carte à jouer.
Quels ont été vos premiers chantiers à ce poste ?
Il s’agissait d’abord de finaliser des travaux engagés au cours des mandatures précédentes. Trois urgences ont déterminé le travail de ces premiers mois : le recrutement de notre Délégué général ; la révision de la convention qui nous lie à l’Inpes ; l’adoption d’un statut pour tous les personnels des IREPS. Si les deux premiers dossiers sont en passe d’aboutir, le dernier a franchi une étape décisive. Nous avons adopté un statut national pour les salariés des IREPS, le 22 décembre 2011, gage de reconnaissance et d’évolution des carrières. Bien sûr, l’harmonisation prendra du temps.
Quelles sont vos priorités pour les trois prochaines années ?
Le contexte est extrêmement difficile entre diminution du budget, réductions de personnel et profondes mutations régionales. Les risques pour la santé et l’accroissement des inégalités sociales de santé sont élevés. C’est cependant dans une période comme celle-ci que les actions de promotion de la santé sont cruciales ! Je suis convaincu que les IREPS peuvent participer à la création d’environnements matériels et sociaux propices à la santé. Des cadres de vie qui facilitent l'exercice de compétences acquises par l'éducation pour la santé et l'adoption de comportements favorables.
Il faut intervenir davantage et mieux dans les lieux de vie de proximité. Les bénéfices à attendre sont d'autant plus importants que les actions seront menées dans des projets globaux plutôt que morcelées par facteur de risque. Dans cette optique, nous allons développer des partenariats. Nous souhaitons valoriser les actions mises en place par le réseau et proposer nos ressources pour l’ingénierie de projets globaux et leur évaluation.
Quels sont les axes de votre collaboration avec l’Inpes ?
Nous savons que les actions locales fonctionnent mieux lorsqu’elles sont articulées avec des mesures et des campagnes nationales. La cohérence de nos interventions avec le travail de l’Inpes est donc primordiale. L’Institut nous apporte son soutien dans la reconnaissance des métiers de l’éducation et de la promotion de la santé. Il favorise la mise en place d’une démarche qualité au sein de notre réseau et des pôles de compétences régionaux. J’espère que cette collaboration va encore s’accroître dans les années qui viennent autour de l’accompagnement de projets concrets de promotion de la santé et de la qualité de vie dans les quartiers, les écoles ou les entreprises en lien avec les agences régionales de santé et les nombreux autres acteurs nationaux et régionaux concernés.
* Président de la Fédération nationale d’éducation et de promotion de la santé (FNES)