Actualités Inpes
Consommations et habitudes alimentaires
26/01/2010
En 2008, 11,8 % des Français âgés de 12 à 75 ans ont mangé des fruits et légumes au moins cinq fois la veille de l’interview. C’est plus souvent le cas chez les femmes que chez les hommes, et nettement plus chez les 55-75 ans. Ce pourcentage augmente avec le niveau de diplôme. Chez les adultes, une association entre la connaissance du repère de consommation de fruits et légumes et son respect est mise en évidence : ceux qui citent correctement le repère sont plus nombreux que les autres à avoir effectivement mangé au moins cinq fruits et légumes la veille.
Les Français perçoivent par ailleurs assez justement leur propre consommation de fruits et de légumes. Ceux qui pensent ne pas en manger suffisamment sont effectivement plus nombreux que les autres à être des petits consommateurs. Entre les trois vagues de l’enquête, une légère augmentation du pourcentage de personnes en ayant mangé au moins cinq fois la veille est observée — cela particulièrement entre 2002 et 2008.
Sur l’ensemble des 12-75 ans, près d’un Français sur quatre (24,3 %) a consommé la veille de l’interview le nombre recommandé de produits laitiers, celui-ci variant avec l’âge.
Ainsi, moins d’un adulte de 18-54 ans sur cinq (18,3 %) en a pris trois, alors que 44,6 % des 12-17 ans et 31,4 % des 55-75 ans en ont consommé trois ou quatre. Comme pour les fruits et les légumes, on observe un lien entre la connaissance du repère et le respect de celui-ci, chez les adultes uniquement. Les individus ont également une perception assez juste de leur consommation de produits laitiers, même si le pourcentage de personnes consommant un nombre de produits laitiers conforme au repère reste assez faible. On observe en outre une légère diminution de ce pourcentage entre 2002 et 2008.
Chez les adultes âgés de 18 à 75 ans, il retrouve néanmoins la valeur de 1996, mettant en évidence une certaine stabilité sur un plus long terme.
L’analyse selon le sexe et l’âge révèle par ailleurs une nette diminution de ce pourcentage chez les jeunes filles âgées de 12 à 17 ans.
Sept Français sur dix ont consommé des féculents au moins trois fois la veille, les hommes étant légèrement plus nombreux dans ce cas que les femmes. La consommation varie avec l’âge selon une courbe en U, où les plus jeunes et les plus âgés sont les plus gros consommateurs. Une association entre connaissance et consommation apparaît aussi pour ce groupe alimentaire. En analyse multivariée, chez les adultes de 26-75 ans, on n’observe aucun lien significatif de cette consommation avec le niveau de diplôme, ni avec le niveau de revenu par unité de consommation. Néanmoins, le taux des personnes ayant consommé la veille du pain de type complet augmente de façon linéaire selon le niveau de diplôme et le revenu. La consommation de féculents conforme au repère la veille de l’enquête affiche une certaine stabilité chez les adultes de 18-75 ans entre 1996 et 2008 (autour de sept personnes sur dix).
Néanmoins, entre 2002 et 2008, on observe une légère baisse du pourcentage d’individus de 12-75 ans en ayant mangé au moins trois fois la veille.
Plus de huit personnes sur dix (82,7 %) ont consommé une à deux fois la veille de l’enquête un aliment du groupe « viandes et volailles, produits de la pêche, oeufs » (VPO). Ce pourcentage ne varie pas significativement selon le sexe ou selon l’âge.
Contrairement aux autres groupes alimentaires, aucun lien significatif n’apparaît entre la connaissance du repère et la consommation d’un aliment de ce groupe une à deux fois la veille. En analyse multivariée, chez les 26-75 ans, aucun lien n’apparaît non plus avec le niveau de revenu, le niveau de diplôme, la région et la taille de l’agglomération. La part de consommateurs d’aliments du groupe VPO au moins trois fois la veille reste globalement stable entre les trois vagues de l’enquête.
Lorsque l’on considère plus spécifiquement le poisson, 45,3 % des Français déclarent en manger au moins deux fois par semaine, comme cela est recommandé. Cette pratique s’observe davantage chez les femmes que chez les hommes.
Des différences sont aussi observées selon l’âge et le niveau de diplôme, les plus âgés et les plus diplômés étant plus nombreux à en avoir mangé la veille à cette fréquence. Aucun lien n’apparaît avec le niveau de revenu mensuel par unité de consommation. Une forte association est, en revanche, observée à la fois avec la connaissance du repère et la perception de sa propre consommation de poisson. Chez les adultes de 18-75 ans, le pourcentage d’individus déclarant consommer du poisson au moins deux fois par semaine a légèrement augmenté entre 1996 et 2008.
Concernant les types d’aliments ne faisant pas l’objet de recommandations exprimées en fréquence, on observe, chez les 18-75 ans, une très légère augmentation du taux de consommateurs de produits sucrés au moins une fois la veille entre 1996 et 2008. Le taux de consommateurs de boissons sucrées, resté stable entre 1996 et 2002, a augmenté entre 2002 et 2008. Cette hausse est uniquement observée chez les hommes, qui étaient déjà, en 1996 comme en 2002, les plus gros consommateurs de boissons de ce type. Bien qu’ils n’aient pas augmenté, les taux de consommateurs demeurent de loin les plus élevés parmi les adolescents (et particulièrement chez les garçons de 12-17 ans) et les jeunes adultes âgés de 18 à 34 ans.
La proportion de consommateurs de produits de type « snacks » (intégrant les préparations pâtissières salées, les préparations frites, fourrées et les sandwichs) a augmenté entre 1996 et 2008, aussi bien chez les hommes que chez les femmes.
Les 18-25 ans, déjà les plus gros consommateurs de ce genre de produits en 1996, ont vu leur proportion augmenter de façon particulièrement importante entre la première et la dernière vague de l’enquête.
Par ailleurs, la proportion d’adultes de 18-75 ans déclarant avoir consommé un plat tout prêt au moins une fois par semaine a augmenté entre 1996 et 2008, et cela quel que soit l’âge. Le taux de consommateurs reste néanmoins nettement plus important chez les jeunes et les jeunes adultes. Par ailleurs, cette tendance à la hausse entre 1996 et 2008 n’est observée que chez les hommes.
Que ce soit pour la vinaigrette ou la cuisson, on observe une forte diminution entre 1996 et 2008 du pourcentage de personnes déclarant utiliser habituellement des matières grasses « traditionnelles », à savoir l’huile de tournesol, le beurre ordinaire (pour la cuisson) et la margarine. Ce déclin des matières grasses traditionnelles se fait au profit de l’utilisation de l’huile d’olive (et, dans une moindre mesure, de l’huile de colza) et de mélanges de matières grasses.
Enfin, entre 2002 et 2008, le pourcentage de personnes mettant habituellement des matières grasses sur la table ou du sel a diminué.
Télécharger le chapitre Consommations et habitudes alimentaires (pdf - 732 Ko)
