Actualités Inpes
Consommations de boissons alcoolisées
26/01/2010
En 2008, l’alcool demeure présent dans le quotidien puisqu’un tiers des personnes ont déclaré avoir bu au moins une boisson alcoolisée la veille de l’enquête, les hommes (44,1 %) nettement plus souvent que les femmes (23,9 %). Cet usage augmente avec l’âge, passant de 4,6 % parmi les 12-18 ans à 47,4 % parmi les 55-75 ans. Avant 25 ans, la consommation s’avère peu fréquente, mais importante en quantité lorsqu’elle survient. Elle évolue ensuite progressivement avec l’âge, pour devenir plus régulière mais plus faible en quantité. L’analyse multivariée des principaux facteurs associés confirme les rôles majeurs joués par le genre et l’âge en matière d’alcoolisation la veille, en regard du lien relativement faible avec le statut d’activité ou encore avec la région de résidence.
La boisson alcoolisée la plus souvent consommée reste de loin le vin rouge, dont l’usage concerne 16,4 % des individus (et presque un quart des hommes) la veille de l’enquête. Viennent ensuite les spiritueux (9,4 %), puis la bière (6,9 %).
14,5 % des personnes disent avoir bu une boisson alcoolisée lors du déjeuner de la veille et 15,3 % lors du dîner. Ces deux moments constituent les principales occasions d’alcoolisation, même s’ils sont suivis de près par l’apéritif précédant le dîner (13,5 %) ; les femmes apparaissent même plus nombreuses à boire de l’alcool avant le dîner qu’au cours du déjeuner ou du dîner luimême. L’apéritif du midi est également un temps privilégié pour les consommations de boissons alcoolisées (8,1 %), avec toutefois une fréquence inférieure à celle qui est observée avant le dîner. Les autres circonstances de consommation présentent des fréquences faibles, même si les consommations d’aprèsmidi concernent 5,1 % des hommes (pour seulement 1,1 % des femmes).
Parmi les personnes interrogées sur leur consommation du week-end (vendredi, samedi ou dimanche), la proportion de buveurs est plus importante que parmi celles qui ont été interrogées sur leur consommation un jour de semaine (du lundi au jeudi) : 40,9 % pour le week-end versus 28,4 % pour la semaine.
La proportion d’individus déclarant avoir bu la veille de l’enquête apparaît en baisse depuis le milieu des années 1990 : 37,4 % des 18-75 ans en 2008, versus 39,4 % en 2002 et 44,7 % en 1996. Cette diminution corrobore celle mesurée à partir des données de vente d’alcool depuis environ quatre décennies. De même, les quantités consommées par les buveurs de la veille ont diminué sur cette période. Globalement, les indicateurs de consommation d’alcool sont restés orientés à la baisse au cours des deux dernières décennies.
En termes de boissons consommées, on observe depuis 1996 (chez les 18-75 ans) une baisse constante de la fréquence de consommation de vin rouge, qui est passée de 29,8 % à 18,1 % en 2008, tandis que la bière et les vins rosé et blanc ont vu leur consommation stagner sur l’ensemble de la période. Dans le détail, il apparaît d’après d’autres enquêtes que les vins de table sont en nette baisse, alors que les vins de qualité s’avèrent nettement plus consommés, en particulier depuis le milieu des années 1980. En revanche, la consommation de spiritueux a baissé significativement entre 1996 et 2002 (9,8 % vs 7,3 %), pour augmenter ensuite, retrouvant en 2008 un niveau proche de celui de 1996 (10,1 %).
Si la diminution entre 1996 et 2008 est nette chez les hommes, elle n’est surtout visible chez les femmes qu’entre 1996 et 2002, la fréquence étant relativement stable entre 2002 et 2008. Les baisses les plus importantes concernent surtout les âges particulièrement concernés par la consommation de boissons alcoolisées, à savoir les individus de plus de 35 ans.
Télécharger le chapitre Consommations de boissons alcoolisées (pdf - 725 Ko)
