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Alimentation et activité physique dans sept régions françaises
26/01/2010
En marge du Baromètre santé nutrition national, sept enquêtes régionales ont été menées afin de disposer de données dans le cadre de la déclinaison du Programme national nutrition-santé (PNNS) au niveau régional. Alors que l’opinion des habitants des régions étudiées se rejoint globalement sur la représentation de l’acte alimentaire, elle apparaît assez disparate sur la représentation d’une alimentation équilibrée. Certains accordent plus d’importance que d’autres à la variété et à la diversité des aliments qu’ils consomment (Paca), au détriment d’autres attitudes, comme manger en quantité raisonnable ou boire de l’eau. La perception de l’équilibre de son alimentation semble aussi différencier les habitants de certaines régions : comparés à ceux du reste du pays, les habitants de la région Paca sont davantage enclins à avoir une vision positive de l’équilibre de leur propre alimentation, alors que les Hauts- Normands en ont une perception moins bonne.
Si les régions ne se distinguent pas fondamentalement entre elles sur la perception de leur consommation des différents groupes d’aliments, certaines caractéristiques régionales peuvent être soulignées. Par exemple, les habitants du Nord–Pasde- Calais sont plus nombreux que ceux du reste de la France à considérer que leur consommation de légumes et de poisson sont insuffisantes.
La perception de la pratique d’activité physique ne diffère pas du reste du pays dans les régions étudiées. La connaissance des repères de consommation du PNNS apparaît assez hétérogène, sauf en ce qui concerne le repère « fruits et légumes », connu de manière uniforme. Par exemple, lorsque l’on compare les situations régionales à celle du reste du pays, quatre régions ont une connaissance moins bonne du repère « féculents » (Ile-de- France, Paca, Languedoc-Roussillon et Picardie), alors que le repère « poisson » apparaît moins bien connu en Nord–Pas-de-Calais et en Picardie. Les connaissances nutritionnelles sont également étudiées par le biais d’une série d’allégations, auxquelles les enquêtés étaient invités à répondre de manière positive ou négative. Le score de connaissances, calculé à partir de ces réponses, place les régions Paca et Haute-Normandie en meilleure position que le reste de la France.
Des phénomènes intéressants s’observent sur les différences de pratiques alimentaires entre les régions, toujours lorsqu’on les compare au reste de la France. Ainsi, il semble exister un gradient croissant Nord-Sud de la proportion de personnes ayant consommé au moins cinq fois des fruits et légumes la veille. La proportion de consommateurs de poisson est la plus importante dans deux des régions côtières (Haute-Normandie et Paca), et la proportion de personnes ayant atteint le repère de consommation pour les féculents est moindre dans certaines régions de la moitié nord du pays. Les analyses effectuées montrent que la région Nord– Pas-de-Calais se démarque du reste de la France par une consommation inférieure de produits sucrés.
Le pourcentage de consommateurs de boissons sucrées, type sodas et sirops, la veille de l’interview, relativement faible en valeur absolue, apparaît tout de même plus important en Ile-de-France et dans le Nord (Nord–Pas-de-Calais et Picardie). La pratique de l’activité physique paraît plus élevée en Languedoc- Roussillon que dans le reste de la France.
Concernant la structure et l’environnement des repas, certaines régions se distinguent : la simplification des repas semble ainsi plus marquée en Ile-de-France et en Nord–Pas-de- Calais, et, dans cette dernière, ce phénomène s’accompagne d’une durée des repas plus courte et d’une proportion de personnes se consacrant à des activités parallèles pendant les repas (lecture, télévision, etc.) plus importante.
Certaines régions s’opposent sur les pratiques d’achats alimentaires, plus particulièrement sur la fréquentation de certains lieux d’achats au cours des quinze derniers jours comme les commerces de détail (plus forte en Nord–Pas-de-Calais et en Languedoc-Roussillon) ou les marchés (moindre en Picardie et en Franche-Comté), ainsi que sur l’utilisation d’Internet ou du téléphone pour faire ses courses alimentaires (inférieure en Haute-Normandie). La pratique de l’autoconsommation est plus fréquente en Franche-Comté, en Picardie et en Nord–Pas-de-Calais que dans le reste de la France.
