Actualités Inpes
Dépistage de l’hépatite C
Des résultats encourageants
28-04-2005
En France, la prévalence des adultes ayant des anticorps anti-VHC se situe autour de 1 %. On en conclut que 400 000 à 500 000 personnes sont à risque de complications sévères, voire fatales, de l'infection par le virus de l'hépatite C. Alors que la transmission nosocomiale et iatrogène du virus est largement maîtrisée, la principale source de nouvelles contaminations est constituée par l'usage de drogues, avec une prévalence de 43 % à 73 % selon les études, chez les personnes toxicomanes. Dans le processus de lutte contre l'hépatite C, le dépistage constitue la toute première étape. C'est logiquement aux usagers de drogues par voie intraveineuse que les médecins généralistes proposent le plus systématiquement un dépistage (93,2 %), et ce pourcentage n'a pas varié depuis 1998 (92,2 %). Pour toutes les autres catégories de personnes « à risque », les pourcentages de généralistes proposant systématiquement un dépistage ont augmenté. L'augmentation la plus forte concerne les patients « présentant une asthénie » (de 23,3 % à 40,4 %) et les patients « tatoués » (de 17,8 % à 33,2 %). Les personnes transfusées constituent, après les usagers de drogues, la catégorie « à risque » à laquelle on propose le plus souvent un dépistage : 79,9 % en 1998 et 82,9 % en 2003. En ce qui concerne « le nombre de sérologies prescrites au cours du dernier mois », dans tous les cas de figure, ce nombre a augmenté depuis 1998 : les médecins qui déclaraient prescrire de 5 à 9 sérologies par mois étaient 13,9 % en 1998 contre 22,5 % en 2003 ; de même, en 1998, 9,1 % des généralistes déclaraient prescrire 10 sérologies ou plus, contre 26,1 % en 2003.
