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Tabac
14-03-2002
33,1 % des individus de 12 à 75 ans déclarent fumer, ne serait-ce que de temps en temps, avec une grande disparité selon l'âge et le sexe : 36,7 % pour les jeunes de 12 à 25 ans et 32,2 % chez les 26- 75 ans.
Parmi les 12-25 ans, la prévalence tabagique est de 36,8 % chez les garçons et de 36,5 % chez les filles, sans que cette différence soit statistiquement significative. Les jeunes (12 à 25 ans) qui déclarent fumer régulièrement (29,9 %) consomment en moyenne 10,2 cigarettes par jour et les quantités fumées augmentent rapidement au cours de l'adolescence. 21,9 % des fumeurs réguliers montrent des signes de dépendance moyenne et 5,2 % de dépendance forte selon le mini-test de Fagerström. Entre le Baromètre santé jeunes 97/98 et celui de 2000, on n'observe pas de différence significative pour l'ensemble des 12-19 ans. En revanche, la prévalence tabagique des filles augmente. Concernant les jeunes de 18- 25 ans, la comparaison des données des trois Baromètres santé conclut à une baisse significative de la prévalence tabagique.
Parmi les adultes de 26-75 ans, 32,2 % déclarent fumer, ne serait-ce que de temps en temps, et 27,7 % régulièrement. Parmi ces derniers, 33,4 % présentent des signes de dépendance moyenne et 16,4 % de dépendance forte.
Depuis le début des années quatre-vingt-dix, on constate une certaine tendance à la baisse de la prévalence des hommes alors que celle des femmes est en augmentation.
Plus de la moitié (58,7 %) des fumeurs déclarent avoir envie d'arrêter de fumer, sans différence selon le sexe. Les consommateurs occasionnels font moins souvent cette déclaration que les fumeurs réguliers et, parmi ces derniers, l'envie d'arrêter est d'autant plus fréquente qu'ils consomment un plus grand nombre de cigarettes par jour. Il en est de même chez les plus dépendants. Parmi les jeunes, tout comme parmi les adultes, le projet d'arrêt est le plus souvent envisagé dans un avenir indéterminé.
59,5 % des fumeurs et anciens fumeurs de 15 ans et plus déclarent qu'il leur est déjà arrivé d'arrêter de fumer durant au moins une semaine. En moyenne, les fumeurs réguliers (hors anciens fumeurs) déclarent avoir fait 8,6 arrêts d'au moins une semaine. Ce nombre moyen cache de fortes variations entre les individus. Les arrêts de moins d'un an représentent 73,8 % des cas. Parmi ceux-ci, les tentatives d'arrêt durent le plus souvent moins d'un mois.
Les motivations qui ont poussé les fumeurs et les anciens fumeurs à arrêter durant au moins une semaine sont variées. Les plus souvent évoquées sont « une prise de conscience des conséquences du tabac » (20,4 %), « la peur de tomber malade » (14,9 %) et « la naissance d'un enfant » (13,4 %). Le prix des cigarettes est évoqué par 10,3 % des interrogés et l'avis du médecin par 0,7 %.
De façon générale, les scores de santé des individus qui déclarent fumer sont moins bons que ceux des non-fumeurs, pour les hommes comme pour les femmes : leurs scores de santé physique, de santé perçue et d'estime de soi sont inférieurs à ceux des non-fumeurs, et leur score d'anxiété est plus élevé.
Avec le temps, les fumeurs déclarent de moins en moins souvent consommer du tabac dans les zones non-fumeurs, et c'est plus particulièrement le cas des lieux de travail, des restaurants et des bars. 71,2 % des personnes interrogées se déclarent gênées par la fumée des autres (« beaucoup » : 37,6 % et « un peu » : 33,6 %) et les différents Baromètres santé depuis le début des années quatre-vingt-dix montrent qu'il est de plus en plus fréquent de se déclarer « beaucoup gêné » par la fumée des autres.
