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Consommation de soins et de médicaments
14-03-2002
Le médecin généraliste a été consulté par près de 9 femmes sur 10 et 8 hommes sur 10 dans l'année précédant l'étude. Les femmes ayant consulté l'ont fait en moyenne un peu plus souvent que les hommes (près de cinq fois versus quatre fois). Le nombre moyen de consultations par an, parmi ceux qui consultent, est plus important quand l'âge est plus grand : les 12-14 ans ont vu un généraliste deux à trois fois dans l'année, alors que les 55-65 ans l'ont vu de cinq à six fois. Les personnes ayant des maladies chroniques ou un handicap physique consultent en moyenne tous les deux mois un généraliste.
Un peu plus d'une personne sur deux déclare s'être rendu chez le dentiste au cours des douze derniers mois, les femmes plus que les hommes. La proportion de consultants dans l'année est plus importante parmi les revenus les plus élevés par unité de consommation du ménage. Le nombre moyen de consultations parmi les consultants est plus important pour les jeunes de 12-14 ans par rapport aux autres âges. Les femmes qui consultent le font plus souvent que les hommes (3,5 fois en moyenne vs 3,1).
Environ 5 % des interviewés ont consulté un « psy » au cours des douze derniers mois. On observe également une prédominance féminine (5,8 % vs 3,5 % pour les hommes). La consultation chez le « psy » est plus fréquente lorsqu'il y a l'existence de rupture affective (odds ratio (OR) ajusté = 1,8), de pensées suicidaires (OR ajusté = 5,1) et de tentatives de suicide dans la vie (OR ajusté = 3,0). La consultation chez le « psy » est également en rapport avec le fait d'être au chômage (7,7 % vs 4,4 % pour ceux qui ont un emploi), d'habiter une ville, en particulier en région parisienne, et d'avoir une maladie chronique. Les consultations sont en moyenne mensuelles. Le nombre annuel de consultations est plus important pour les consultants ayant une maladie chronique, un emploi, des revenus élevés et habitant la région parisienne.
58,0 % des femmes de 12 à 75 ans ont consulté un gynécologue dans les douze derniers mois. Les consultantes ont vu leur gynécologue en moyenne à deux reprises. Les consultantes de moins de 35 ans plus souvent que les plus de 35 ans. Avoir consulté un gynécologue est en relation avec le fait d'avoir un emploi, des revenus élevés, un niveau d'études supérieurs et habiter en région parisienne. On trouve ainsi près de trois quarts de consultantes parmi les femmes ayant des revenus les plus élevés ou ayant un emploi, contre moins de la moitié de consultantes chez les femmes aux revenus les plus bas ou seulement deux tiers chez celles qui sont au chômage.
Une femme sur dix et un homme sur vingt ont pris un médicament antidépresseur au cours des douze derniers mois. Le fait de prendre cette classe thérapeutique est lié au fait d'avoir plus de 35 ans, d'être au chômage, d'avoir des revenus inférieurs à 6 000 francs par unité de consommation (UC) ou une maladie chronique. Avoir pris des antidépresseurs est plus fréquent parmi les personnes qui déclarent avoir des pensées suicidaires au cours de l'année (OR ajusté = 6,8) et avoir fait une tentative de suicide au cours de la vie (OR ajusté = 2,5). En revanche, il n'y a pas de relation avec la présence d'une rupture affective.
La proportion de consommateurs de tranquillisants et de somnifères est deux fois plus importante que celle des consommateurs d'antidépresseurs. Ainsi, près d'une femme sur cinq et un homme sur dix déclarent en avoir pris au moins une fois dans les douze derniers mois. Le fait de consommer des tranquillisants et des somnifères est à mettre en relation avec le fait d'avoir plus de 35 ans, d'avoir des revenus supérieurs ou égaux à 10 000 francs par UC et d'avoir déclaré souffrir d'une maladie chronique. Le fait d'avoir pris un tranquillisant/somnifère est lié à l'existence de pensées suicidaires dans l'année (OR ajusté = 4,2) et de tentatives de suicide au cours de la vie (OR ajusté = 2,1). Un lien avec la présence d'une rupture affective est retrouvé (OR ajusté = 1,3). Dans 80,0 % des cas, les tranquillisants et les somnifères avaient été prescrits par un professionnel. Une fois sur cinq, il s'agissait d'une automédication.
Les hommes ont reçu plus souvent que les femmes des conseils préventifs à la dernière consultation dans le domaine de l'exercice physique (21,6 % vs 17,6 %), des accidents de la vie courante (9,6 % vs 7,9 %) et du tabagisme (25,1 % vs 18,6 %). Le fait d'avoir eu un conseil lors de la dernière consultation est plus fréquent chez les plus de 65 ans.
La principale des raisons qui pourraient faire que les interviewés changent de médecin généraliste est l'erreur diagnostique (environ 40 %), suivie d'un déménagement (environ 20,0 %). Le sentiment d'une mauvaise écoute de la part du médecin pourrait constituer un motif de changement, surtout pour les femmes (16,8 % vs 9,4 %). L'absence de conseils préventifs ne constitue un motif de changement que pour 2,4 % des femmes et 1,8 % des hommes.
