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Pollution de l’air intérieur dans l’habitat
07-07-2008
Un sentiment d’information et une perception des risques liés à la pollution de l’air intérieur mitigés
Si 49 % des personnes interrogées s’estiment « plutôt bien » informées sur les risques sanitaires liés à la pollution de l’air intérieur, 41 % se déclarent « plutôt mal » informées et 10 % n’en ont jamais entendu parler. Concernant la perception des risques, la moitié d’entre elles (50 %) pensent que la pollution de l’air intérieur présente un risque élevé (un risque « très » élevé pour 11 %). Information et perception du risque de pollution de l’air intérieur sont faiblement reprises par les enquêtés si l’on compare ces pourcentages aux autres facteurs de risque environnementaux.
Des sources de pollution plutôt bien identifiées
Pour 98 % des personnes interrogées, la fumée de tabac contribue à la pollution de l’air dans un logement. Viennent ensuite les produits d’entretien, les aérosols et les produits de bricolage (94 %), les moisissures (85 %), l’air extérieur (78 %) et les acariens (73 %). Les murs, sols et plafonds, les produits cosmétiques et les animaux domestiques sont cités comme des sources de pollution par un peu plus de la moitié des Français. Les émissions liées au mobilier ne sont identifiées comme source de pollution que par une personne sur trois (32 %).
Près de quatre personnes sur dix estiment que « la pollution de l’air intérieur est perceptible », et pour 15 %, « si le logement est bien fermé, il n’y a pas de pollution à l’intérieur du logement ».
La pollution de l’air intérieur touche une personne sur cinq
Près d’un enquêté sur cinq (18 %) déclare avoir déjà ressenti les effets de la pollution de l’air intérieur sur sa propre santé ou celle de son entourage proche (32 % parmi ceux qui ont déjà ressenti les effets de la pollution de l’air extérieur). Les femmes, les habitants des zones urbaines et les personnes résidant dans un petit espace (studio) ont plus que les autres ressenti les effets de la pollution de l’air intérieur.
L’aération : un geste préventif bien intégré et pourtant…
L’aération est un geste préventif bien intégré : 84 % des enquêtés déclarent aérer leur logement en ouvrant les fenêtres au moins une fois par jour en hiver (dont 22 % plusieurs fois par jour).
Cette pratique est d’autant plus importante que les personnes ont une perception des risques liés à la pollution de l’air intérieur élevée et/ou en ont déjà ressenti les effets sur leur santé. Un peu plus de 5 % des répondants ont déclaré boucher les orifices d’aération de leur logement.
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