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Un rapport sexuel à risque ? Quatre réflexes pour agir
22-06-2010
L’Inpes s’adresse aux hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes pour les informer sur la primo-infection par le VIH et sur la conduite à tenir en cas de prise de risque sexuel (rupture de préservatif, rapport non protégé, éjaculation dans la bouche,…). Quatre réflexes doivent être mis en œuvre rapidement : TPE, protection, dialogue, et test.
La primo-infection, une période à haut risque
Les rapports sexuels non protégés ayant lieu pendant la période de la primo-infection contribuent de manière importante à l'épidémie d’infection par le VIH chez les gays.
La primo-infection désigne la période qui suit la contamination d’une personne par le virus du sida (VIH). Pendant deux à six semaines le VIH se multiplie en abondance et se propage dans tout l’organisme, alors que le système immunitaire est momentanément affaibli. La quantité de virus – la charge virale – est alors très élevée et le risque de transmission du VIH est accru. L’organisme a besoin de plusieurs semaines pour redéployer un système de défense et produire des anticorps. Quand ces anticorps apparaissent, la charge virale baisse et se stabilise. En l’absence de traitements, le système immunitaire s’affaiblit progressivement, alors que la charge virale remonte, avec une évolution jusqu’au stade de la maladie, le SIDA.
Dans 50 à 80 % des cas environ, la primo-infection se manifeste par des symptômes de type grippaux notamment (fièvre, ganglions, fatigue, sueurs, douleurs musculaires et articulaires, maux de tête et de gorge, maux de ventre…). Cependant, dans la plupart des cas, les symptômes disparaissent spontanément et la phase de primo-infection passe inaperçue.
Quatre réflexes après un rapport sexuel à risque
Après un rapport sexuel à risque, il faut agir rapidement pour stopper la propagation du VIH (potentiellement contracté) et éviter d’exposer les futurs partenaires sexuels. Il faut avoir quatre « réflexes » en tête : TPE, protection, dialogue, test. Ce qui signifie :
- Se rendre le plus vite possible aux urgences : au mieux dans les 4 heures, avec votre partenaire et au plus tard dans les 48 heures. Le médecin évaluera le risque pris et l’intérêt de prescrire un traitement post-exposition TPE. Ce traitement réduit le risque de contamination par le VIH mais ne l’élimine pas complètement.
- Se protéger : il est important d’utiliser systématiquement le préservatif avec tous les partenaires jusqu’aux prochains résultats des tests de dépistage.
- Dialoguer avec le partenaire régulier : si le préservatif n’est plus utilisé, il est important de discuter de la prise de risque et de la nécessité de se protéger.
- Se faire dépister : l’infection peut être détectée dès le 15ième jour après la prise de risque. Si le résultat du test est négatif, ce n’est que 6 semaines après la situation à risque qu’un autre test permettra de savoir avec certitude que l’on n’est pas atteint par le VIH.
Une campagne d’information pour en savoir plus
À partir de la mi-juin, un dispositif de communication composé notamment d’annonces presse, d’affichage dans les lieux fréquentés par des hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes, et d’une distribution de brochures pendant les événements gays et lesbiens permettra de relayer ces messages.
Pour en savoir plus, consultez les sites www.inpes.sante.fr, www.sida-info-service.org ou appelez sida-info-service au 0 800 840 800 (appel confidentiel, anonyme et gratuit depuis un poste fixe).