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Les ultra-violets, ultra violents pour la peau et la rétine
23-05-2012
La Journée nationale de prévention et de dépistage des cancers de la peau, organisée par le Syndicat des Dermatologues vénérologues (SNDV) a lieu jeudi 24 mai pour la pour la quatorzième année consécutive. Près de 300 centres seront ouverts partout en France, pour des dépistages anonymes et gratuits. La mode du bronzage par l’exposition au soleil ou la fréquentation des cabines à UV artificiels sont en partie responsables des 80 000 cancers de la peau diagnostiqués chaque année en France. Ces derniers sont en augmentation constante depuis trente ans. Les pouvoirs publics (INCa, InVS, Inpes, Anses, ministère chargé de la santé ) sont mobilisés pour enrayer cette recrudescence. À la veille de la Journée nationale, un communiqué de presse et un dossier de presse communs, la diffusion de deux chapitres du Baromètre Cancer 2010 de l’Inpes/INCa et un numéro thématique du BEH de l’InVS, viennent rappeler les dangers des ultraviolets A et B naturels (soleil) et artificiels (cabines de bronzage) et les moyens de prévenir et de détecter au plus tôt les cancers de la peau (carcinomes et mélanomes). Autant d’occasion de mobiliser la population et les professionnels de santé, de diffuser des connaissances et des gestes de prévention et de dénoncer des idées fausses sur les UV artificiels.
En France, on l’aime dorée comme la baguette. La peau s’expose au moindre rayon de soleil et le culte du bronzage est bien présent dans la société. Mais il fait aussi courir à notre peau un danger qui peut lui être fatal. Chaque année, 1 620 patients décèdent d’un mélanome cutané. Les cancers de la peau sont ainsi en forte augmentation en France depuis trente ans. Les pouvoirs publics veulent frapper les esprits avec ces chiffres :
- 70 000 cas de carcinomes cutanés par an. Ils ont la forme d’un petit bouton ou d’une croûte blanche qui se soignent bien, mais peuvent laisser des cicatrices
- 10 000 cas de mélanomes cutanés répertoriés tous les ans. Bien plus grave, le mélanome est une tumeur maligne qui le plus souvent ressemble à un grain de beauté comme un autre (avec une forme irrégulière plusieurs couleurs mélangées) mais qui, si on l’enlève trop tard, peut évoluer en métastases (cancer généralisé)
- En 2011, on estime à 9 780 les nouveaux cas de mélanomes, cancers qui ont plus que triplés entre 1980 et 2005, en raison d’une exposition plus forte de la population au soleil (InVS)
L’ensemble des professionnels de la santé et la communauté scientifique sont d’accord pour établir un lien entre la progression de l’exposition aux UV (tant du soleil que des cabines de bronzage) et l’augmentation des cancers de la peau. Les installations de bronzage artificiel, apparues dans les années 70 se sont multipliées en France ces dernières années et leurs propriétaires font une publicité agressive de leurs activités en pleine expansion, contredisant des vérités scientifiques établies. Ils font croire que :
- les séances d’UV ont un rôle protecteur pour les expositions solaires à venir
- sont bonnes contre la dépression saisonnière (alors que sa prise en charge demande exclusivement de la lumière visible et non invisible comme les ultra-violets)
- transforment la vitamine D inactive en forme active, bonne pour la santé, etc.
Autant de contre-vérités qui ont pourtant fait leur chemin dans l’esprit des Français. Le Baromètre cancer 2010 Inpes/INCa, rapporte par exemple qu’un quart des personnes pense à tort que l’exposition aux UV artificiels prépare la peau au soleil et permet d’éviter les coups de soleil. Or la coloration de la peau acquise par une exposition au rayonnement en cabine n’est que faiblement associée à un épaississement de la peau. Seul cet épaississement, induit par le soleil, permet de protéger la peau face aux agressions solaires ultérieures. De même, la supposée protection contre certains cancer (non cutanés) grâce à la sécrétion de vitamine D active induite par les UVA artificiels n’a pas de fondement scientifique solide comme le montre le rapport « UV (artificiels et solaires), vitamine D et cancers non cutanés » publié par l’INCa en juillet 2011. Cet argument, pourtant diffusé pour justifier de façon indirecte un intérêt sanitaire des expositions aux UV artificiels (alors qu’ils sont à visée purement esthétique), est contraire aux dispositions du décret n°97-617 qui encadre en France la mise à disposition de ces appareils. La « fausse innocuité des UVA » est aussi insuffisamment connue et ils étaient encore considérés il y a peu comme inoffensifs. Or les effets cancérogènes des rayons UVA et UVB sont établis, notamment par un travail récent (publié dans Cancer Epidemiol Biomarkers Prev., revue de renommée mondiale) qui a montré que la population atteinte de mélanome avait une utilisation plus fréquente, plus intense et plus prolongée d’UV artificiels (voir éditorial du BEH n°18-19 -pdf, 426 Ko-). Des chercheurs américains de la Mayo Clinic, ont également publié le 2 avril 2012 une étude mettant en évidence une forte augmentation des cas de mélanomes chez des adultes jeunes entre 1970 et 2009. L’incidence de ce cancer a ainsi été multipliée par 8 chez les femmes âgées de 18 à 39 ans et par 4 chez les hommes du même âge dans le Minnesota. Les auteurs estiment que cette différence peut s’expliquer par des comportements féminins spécifiques comme l’exposition aux UV artificiels. Une augmentation de 75 % du risque a ainsi été mise en évidence en cas de première exposition entre 10 ans et 30 ans. Ces travaux ont conduit le Centre international de recherche sur le cancer de l’OMS (Circ ou IARC - International Agency for Research on Cancer, voir Exposure to artificial UV radiation and skin cancer -pdf, 1,8 Mo-) à ajouter en juillet 2009 les UV artificiels dans la liste des agents cancérogènes pour l’homme, au même titre que les rayonnements du soleil.
Ainsi, depuis dix ans, les indices s’accumulent contre les cabines de bronzage. Or les amateurs de « soleil en boîte » sont encore très peu conscients du danger. En France, environ 3 millions de personnes passent par ces cabines UV dont les lampes émettent un rayonnement en UVA (indolores) dont l’intensité peut être la même que celle du soleil dans les zones subtropicales (source INCa). Selon le Baromètre cancer 2010 Inpes/INCa, 13 % des Français ont déjà utilisé des UV artificiels au moins une fois au cours de leur vie, et un tiers des utilisateurs récents déclare une fréquence d’exposition supérieure à dix fois par an. L’utilisation récente concerne surtout les femmes (5 %) et les jeunes adultes, en particulier les 20-25 ans (près de 10 %). Près de 14 % des femmes de 20 à 25 ans se sont exposées dans les douze derniers mois et ce public féminin et jeune augmente chaque année.
Face à cette tendance, les pouvoirs publics jugent utile de rappeler que :
- que la pratique du bronzage artificiel en cabine ou par des lampes est fortement déconseillée. Par ailleurs la fréquentation des cabines de bronzage est interdite par la loi aux moins de 18 ans même si dans la pratique les centres de bronzage vérifient peu l’âge de leurs clients.
- le danger vient des ultraviolets, dont la principale source d’exposition est le rayonnement solaire. Ils sont donc présents dès qu'il fait jour, hiver comme été. Invisibles pour l’œil humain, on ne les sent pas sur la peau (les rayons que l'on ressent comme une sensation de chaleur sont les infrarouges). Les UV sont plus violents (et donc plus dangereux) en altitude.
- la protection contre le soleil doit être permanente quelle que soit la saison, quel que soit le niveau de bronzage et surtout elle doit débuter dès l’enfance. Plus l’exposition au soleil est précoce et plus le risque de cancer de la peau est important.
Des gestes de prévention connus mais trop peu appliqués
Si le Baromètre cancer 2010 Inpes/INCa confirme que les Français connaissent de mieux en mieux les risques d’une exposition au soleil (97% d’entre eux savent que s’exposer sans protéger sa peau peut favoriser un cancer cutané), il montre aussi que cette connaissance des risques ne se traduit pas concrètement par une application suffisante des gestes de prévention et des mesures de protection. Ainsi, seuls 52 % des Français savent que le soleil estival est plus dangereux entre 12h et 16h et qu’il est donc préférable de ne pas s’exposer sur cette plage horaire. De même, l’usage des moyens de protection est loin d’être systématique :
- Près d’un tiers des personnes ne porte jamais ou rarement de lunettes de soleil
- Un Français sur deux se couvre systématiquement ou souvent la tête avec un chapeau
- 15 % des Français renouvellent l’application de crème solaire toutes les heures lors d’une journée ensoleillée d’été, ce qui est pourtant recommandé pour assurer l’efficacité de la protection solaire
- Enfin, un Français sur quatre examine régulièrement sa peau à la recherche d’anomalie (apparition ou changement de forme d’un grain de beauté notamment), les femmes effectuant cet examen plus fréquemment que les hommes (28,5 vs 17,2% des hommes)
Ainsi, à l’approche de l’été, les acteurs de la prévention de la santé publique dont l’Inpes rappellent une nouvelle fois l’importance d’un usage raisonnable du soleil : protéger la peau et les yeux des enfants, ne pas s’exposer entre 12 et 16 heures, se protéger par des vêtements occultants, un chapeau, des lunettes de soleil et avoir un usage adapté des crèmes de protection solaire (qui ne doivent surtout pas inciter à s’exposer plus longtemps). De juin à aoû t 2012, l’Inpes mènera une campagne d’information sur les ondes, sur Internet, chez les professionnels de santé (pharmaciens, dermatologues notamment) et dans les clubs de plage pour enfants, afin de sensibiliser le grand public aux conseils à suivre pour profiter du soleil en toute sécurité pendant tout l’été.
- quatre spots radio pédagogiques du « Professeur Pourquoi » seront diffusés. Le professeur délivre une information pragmatique sur chacun des conseils de prévention afin d’en préciser l’application et le bénéfice attendu.
4 questions, 4 réponses :
Pourquoi faut-il porter un chapeau, des lunettes de soleil et un tee-shirt ?
Pourquoi faut-il mettre de la crème solaire ?
Pourquoi faut-il éviter les heures les plus ensoleillées (12h-16h) et rechercher l’ombre ?
Pourquoi faut-il protéger encore plus les enfants ? - des dépliants d’informations et des affiches pour sensibiliser les parents seront distribués dans des clubs de plage pour enfants
- le site www.prevention-soleil.fr, qui met en scène le « Professeur Pourquoi », expose les principales questions et réponses sur le sujet. Voir l’article de la campagne de prévention sur les risques solaires 2011 et la brochure « 1,2,3 soleil. Toutes les règles du jeu pour profiter au mieux du soleil ! »
Les dangers pour l’œil
Le dépistage et la prévention restent les meilleures armes contre le cancer de la peau (détecté à un stade précoce, quand la tumeur est encore peu épaisse, le mélanome se soigne le plus souvent très bien) mais aussi contre les autres dangers du soleil pour l’œil : dégénérescences de la rétine, inflammations de la cornée (kératite), ophtalmie (un « coup de soleil » bénin de l’œil), apparition prématurée de la cataracte. Voir le dossier du ministère de la Santé sur les risques sanitaires des UV). L’OMS estime à 20 millions le nombre mondial de cécités par cataracte dont 20 % seraient causés par une exposition aux UV (WHO information, Aide Mémoire 227.1999).
Cette double démarche « dépistage et prévention », promue par les agences sanitaires et le SNDV lors de sa Journée annuelle, contribue d’ailleurs sans doute à expliquer une stabilisation relative de la mortalité ces dernières années. Dans ses campagnes de prévention, l’Inpes insiste sur les facteurs de risque environnementaux comme la durée et la fréquence de l’exposition aux UV mais aussi sur des facteurs de risques individuels génétiques (hérédité familiale) et phénotypique (état d’un caractère observable) comme la couleur de la peau ou le nombre de nævus (grains de beauté). Se protéger du soleil, pratiquer l'auto-surveillance (observer sa peau en s’aidant de la règle ABCDE -pdf, 1,4 Mo-) et avoir une vigilance particulière en cas de risque génétique sont les trois éléments d’une prévention efficace.
Les sept phénotypes de peau
La peau est classée par l’OMS en sept « phototypes » selon sa tolérance au soleil et sa capacité à sécréter de la mélanine, le pigment qui lui donne sa couleur. Cela va du phototype 0, très rare puisqu’il s’agit des personnes albinos, qui, par un déficit d’origine génétique, n’ont pas la possibilité de synthétiser de mélanine, ont des cheveux jaune pâle, leurs yeux non colorés et la peau blanc très clair, au phototype 6 pour une peau noire qui synthétisent beaucoup de mélanine quelle que soit la quantité d'UV et n'ont ni grains de beauté ni cancers. Quoi qu’il en soit, une exposition excessive à la lumière intense du soleil peut endommager et faire vieillir prématurément tous les types de peau - le risque de lésion oculaire et de coup de chaleur étant les mêmes pour tout le monde. La mélanine est un protecteur solaire naturel qui s'adapte spontanément à l'intensité du rayonnement solaire. Les ultra-violets stimulent la fabrication de mélanine à l'origine du bronzage. Chaque individu possède génétiquement sa propre capacité à réagir aux UV. Les sujets roux ou blonds fabriquent très peu de mélanine en réponse aux expositions solaires. Ils bronzent peu ou pas du tout et brûlent au soleil (coups de soleils systématiques). Ce sont les plus susceptibles de développer un cancer cutané. Ces derniers se développent dans les couches les plus profondes de l’épiderme, à partir des cellules pigmentées qui fabriquent la mélanine : les mélanocytes. Ces cellules étant localisées non loin du réseau de vaisseaux sanguins qui irriguent le derme, elles peuvent facilement passer dans la circulation sanguine et se répandre n’importe où dans l’organisme pour conduire à la formation de métastases. Les mélanomes peuvent se développer sur n’importe quelle région du corps, sur une peau saine ou au niveau de grains de beauté. Connaître son appartenance au phototype 1 le plus à risque de cancer de la peau peut ainsi être un gain de temps considérable : il est inutile de forcer la nature et d’essayer de bronzer, cette tentative étant dangereuse et de toute façon vouée à l’échec. Pour ces personnes, l’évitement du soleil est la meilleure protection et elles doivent rechercher l’ombre !
Pour en savoir plus
- Le communiqué de presse Inca, InVS, Ministère des affaires sociales et de la santé, Anses, Inpes
- Le dossier de presse Inca, InVS, Ministère des affaires sociales et de la santé, Anses, Inpes, SNDV : Mieux prévenir et détecter précocement les cancers de la peau. Ce document d’une quarantaine de page comporte cinq parties :
Cancers de la peau : différents types et épidémiologie*
Facteurs de risques (rayons ultraviolets solaires et artificiels, facteurs de risques individuels, comportements individuel)
Comment agir : la prévention
Comment agir : la détection précoce (les signes d’alerte, l’auto-examen, à qui s’adresser ?
Expertises et recommandations - La Journée nationale de prévention et dépistage des cancers de la peau est organisée par le Syndicat national des dermatologues vénérologues. Jeudi 24 mai, près de 300 centres seront ouverts partout en France, pour des dépistages anonymes et gratuits des cancers de la peau. Pour les connaître, un numéro vert gratuit depuis un poste fixe, le 30 15, ou un site, www.dermatos.fr.
- InVS – Institut de veille sanitaire :
- Le Bulletin épidémiologique hebdomadaire de l’InVS dans un numéro thématique paru ce 23 mai traite des cabines de bronzage et rappelle les risques de cancers cutanés liés aux UV artificiels. Il rappelle que le bronzage artificiel est une menace réelle et évitable pour la santé. Deux médecins, Jean Civatte et Jacques Bazex inquiets de l'augmentation des cancers de la peau plaident pour l'interdiction progressive des cabines de bronzage comme au Brésil ou dans l'État de Nouvelle Galles du Sud en Australie. Ils dénoncent « une réglementation peu contraignante (...) qui délègue une part importante du contrôle des risques sanitaires aux personnes mêmes qui tirent profit du commerce des UV à des fins esthétiques ». BEH n°18-19/22 mai 2012. Numéro thématique : « Le bronzage artificiel : une menace bien réelle, mais évitable, pour la santé publique », p 203-222.
- Ministère chargé de la santé :
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Inpes :
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Chapitres « Soleil et cancer. Connaissances, croyances et pratiques de protection (pdf, 2,31 Mo) » et « L’exposition aux ultraviolets artificiels en France (pdf, 2,25 Mo) » in Beck F., Gautier A., dir. Baromètre cancer 2010. Saint-Denis : Inpes, coll. Baromètres santé, 2012 : 272 p. à paraître en juin 2012.
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INCa – Institut national du cancer :
- L’Institut a réalisé pour les professionnels de santé et notamment des médecins généralistes des outils dont un module de formation visant à faciliter le repérage des lésions suspectes et à améliorer la détection précoce des cancers cutanés. DVD « Détection précoce des cancers de la peau et des cancers buccaux ». Fiche repère « Détection précoce des cancers de la peau »
- Dans le cadre du Plan cancer 2009-2013, l'Institut a publié un état des lieux sur les risques de cancer liés à la pratique du bronzage par UV artificiels. Voir entre autre les synthèses « Installations de bronzage et risques de cancers cutanés » et « UV (artificiels et solaires), vitamine D et cancers »
- Dossier Mélanomes de la peau et guide Les traitements du mélanome de la peau. Collection Guides de référence, 80 p. Octobre 2010
- Dépliant Grain de beauté ou mélanome ? Comment faire la différence. Apprenez à surveiller votre peau et consultez au moindre doute. Il met en avant les bénéfices de la détection précoce, les critères d'identification des sujets à risque et les signes qui doivent alerter (règle ABCDE).

- Anses – Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail:
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HAS - Haute Autorité de santé :
- La prise en charge de votre mélanome cutané. Guide HAS/INCa
- Stratégie de diagnostic précoce du mélanome. Guide du médecin traitant.
- Mélanome cutané. Tumeur maligne, affection maligne du tissu lymphatique ou hématopoïétique. Guide Affection longue durée. En collaboration avec l’INCa, février 2008
- OMS – Organisation mondiale de la santé :
- La ligue contre le cancer:
- Dossier « Tout savoir sur la cancer de la peau » avec une vidéo grand public et bientôt un forum.
- Brochure Les cancers de la peau. Information et prévention (pdf, 838 Ko).